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L'invisible en jeu

Pensées et pratiques de l'énergie dans les arts de la scène

Atelier de Sainte-Croix

Monastère de Sainte Croix - Die

27/06/17 -02/07/17

Inauguré en juin 2017 à l’occasion de la tenue d’un premier atelier de cinq jours en résidence dans l’ancien monastère drômois de Sainte-Croix, avec quinze participants (chercheurs et/ou artistes), trois maîtres d’atelier – la danseuse Germana Civera, le pédagogue Alexandre Del Perugia, l’acteur Yoshi Oïda – et l’anthropologue François Laplantine, « L’invisible en jeu » travaille les arts de la scène à la croisée de l’épistémologie et de l’étude des techniques d’interprétation.

Trois questions majeures présidaient à cette première rencontre : qu’est-ce que l’énergie pour un artiste-interprète ? Comment se travaille-t-elle ? Et comment évoquer, partager et analyser, dans toute leur complexité et leur technicité, les pratiques énergétiques développées par les artistes-interprètes ?

Intervenants
Yoshi Oïda

Yoshi Oïda est formé au théâtre Nô traditionnel, comédien, auteur et metteur en scène. Il arrive à Paris dans le feu de mai 68 pour travailler auprès de Peter Brook et participer activement au Centre de Recherche International de Théâtre. Véritables ponts entre l’Orient et l’Occident, ses ouvrages, biographies et manuels, que le comédien gagnera à porter « près de soi, sur la table de travail ou de chevet » (Georges Banu), témoignent d’un leitmotiv au coeur de son oeuvre : « jouer, c’est d’abord être un corps ». Il poursuit aujourd’hui son activité de comédien et de pédagogue mais se dédie tout particulièrement aujourd'hui à la mise en scène d’opéras.

Germana Civera est chorégraphe et danseuse. Initiée très jeune à la pratique du pranayama yoga par son père, elle opte pour la danse contemporaine au commencement de ses études à l’Institut del Teatre di Barcelona. En 1989, elle rejoint Mathilde Monnier au CCN de Montpellier, où elle sera danseuse, assistante chorégraphe, chargée de transmission du répertoire, et représentante artistique. Lauréate de la Villa Médicis, elle crée à New York l’installation-performance La transe des ciseaux. Sa route la conduira ensuite à travailler auprès de Jérôme Bel, Anne Collod, François Verret, mais également à poursuivre son travail de chorégraphe. Son travail de création explore et développe des dynamiques de communication et de perception via la conscience physique, l’improvisation, l’écriture chorégraphique et la performance, en collaboration avec d’autres médiums artistiques et l’appui réflexif de la neurophysiologie, la philosophie, l’anthropologie.

Alexandre Del Perugia est artiste de scène, directeur d’acteur, pédagogue. Il a co-fondé l’association Etre Là en 2008, aujourd’hui implantée à la Seyne-sur-Mer (Var) et au sein de laquelle il intervient comme pédagogue auprès d’artistes professionnels et de formateurs en disciplines artistiques et comme responsable d’un groupe de recherche formé d’une vingtaine d’artistes issus des différentes disciplines du spectacle vivant : les Rhizophages. Ancien élève du Conservatoire National du Cirque et du Mime, Alexandre del Perugia relie sa pratique de la planche à voile et des sports de compétition avec sa recherche sur les éléments air et eau, et introduit dans sa pédagogie artistique, un rapport au jeu original (jeu de cirque, jeu de l’acteur, jeux de corps, jeux d’enfants, plaisir du jeu...) et un travail spécifique sur la pesanteur et l’équilibre pour les mettre au service
du spectacle vivant, et du cirque en particulier.

François Laplantine est ethnographe, formé à la philosophie, à la psychologie puis à l’anthropologie, professeur émérite à l’Université Lyon 2. Suite à de nombreuses années de recherche au Brésil sur l’anthropologie de la maladie et du handicap, il se tourne aujourd’hui vers l’Asie pour poursuivre un travail autour des ambiances urbaines (Tokyo, ville flottante, Stock, 2009). Ses recherches sur le sensible (Le social et le sensible, Téraèdre, 2005) le conduisent à s’intéresser aux perceptions infimes, interstitielles, notamment au travers du cinéma et de la littérature, ainsi qu’aux langages pour les évoquer (La description ethnographique, Armand Colin, 1996).