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Contact

collectifequinoxe[at]gmail.com

(+33) 6 73 70 97 29

22A rue Joseph Rey

38000 Grenoble

Le Collecitf Equinoxe est supporté par l'IDEX Communauté Universitaire Grenoble Alpes, la Ville de Grenoble et le Conseil Général de l'Isère.

Projet Artistique

Aux confins de l'Orient, la fleur d'équinoxe pousse dans les pourtours des cimetières. Là-bas, elle est symbole de séparation définitive. A son instar, nos propositions jailliront d'une tentative d'abandon. Apocalyspes. Hara-kiri. La fin du monde, son impossibilité, notre inoffensivité notoire, la sombre lueur d'un doute.

 

Mais parée de sa robe rouge sang, la fleur d'équinoxe pave également, dit-on, la route menant les âmes des Enfers à leur réincarnation.

 

Aussi, nos fables et pratiques s'attacheront-elles à détruire autant qu'à reconstruire.

Reconstruire suite à un abandon, c'est un peu comme regarder l'horizon depuis le sommet des nos propres ruines. C'est se débarasser d'un cadavre trop encombrant pour s'enticher d'un fantôme. Nous parlerons alors de hantises, de survivances.

 

Au coeur de ce maëlstrom, nous nous attacherons à traquer l'Humain, son identité, son Histoire. Autant de catégories si souvent corrompues, autant d'objets suscitant en nous quatre l'infinie défiance, tant ils sont sujets à controverse. Joueurs, nous les altérerons, nous brouillerons les cartes pour mieux les redessiner, comme nous avons choisi de métisser nos créativités pour mieux les faire évoluer.

Membres

 

Martin Givors

martin.givors@openmailbox.org

Jeune chercheur en sciences humaines, Martin réalise depuis septembre 2014 une thèse à l’Université Grenoble Alpes. Empruntant à l’anthropologie ses chemins de traverse, à la philosophie sa poésie et aux arts du mouvement leurs circonvolutions, il tente de saisir – ou plutôt de surprendre – la genèse d’une danse par le corps des danseurs. Ces danseurs, ce sont ceux des compagnies Eastman – Sidi Larbi Cherkaoui et Yoann Bourgeois.

Comment une danse naît-elle en nous ? Comment se mêle-t-elle à toutes ces danses fantômes qui hantent nos corps ? Et comment cherche-t-elle à habiter le monde, cette danse ? À l’arpenter, à le longer, à tracer ses voix silencieuses ?

Interroger la genèse d’une danse, c’est interroger la manière dont nos tensions deviennent tendanse (Gilbert Simondon). C’est embrasser les structures et les devenirs de nos corps. Ce que l’on est tout autant que ce que l’on devient. Nos fondations et nos horizons.

Cette recherche, (micro)politique, Martin la propose habité de ses propres spectres : une certaine idée de l’émancipation et de l’incarnation. Il la conduit avec les outils que son chemin l’amène à affûter.

Il s’est ainsi formé à la guitare classique sud-américaine avec Patrick Partouche, au théâtre chorégraphique avec Christian Giriat et Yoshi Oïda, aux enseignements de l’Ayurvéda avec Marc-Alain Velsin, au Qi Gong avec les maîtres Zhang Wen Chun et Wei Qi Feng, à la recherche avec Gretchen Schiller et Yves Citton. Et surtout. À l'amour pour ceux qui poussent et ceux qui sèvent, ceux qui bêlent et ceux qui broutent, ceux qui fleurissent et ceux qui s'érodent, avec sa famille et sa terre, l'Ardèche.

Habité de ces héritages, il tente aujourd’hui de trouver sa voix, entre sciences humaines et arts du mouvement. Il co-fonde ainsi le Collectif Equinoxe en 2014 ; co-conduit le cycle d’ateliers « L’invisible en jeu » avec Claire Besuelle depuis 2017 ; co-mâture la création des « Pérégrinations (infra)ordinaires » pour 2018.

Clément Blachier

C’est après des études de théâtre en France et en Irlande que Clément Blachier se tourne vers l’écriture et la gestion de projets culturels.

 

C’est en effet une passion pour le théâtre irlandais, ce doux équilibre entre réalité sociale, archétypes et figure du fantastique, qui le poussa dans la voie de l’écriture, dans laquelle il essaie de développer sa personnalité et son style tout en s’inspirant des éléments forts qui l’ont marqués.

 

Son travail se concentre sur l’humain et le délire, dans une recherche de ces moments de perfection qui jalonnent l’existence de tous, que nous soyons êtres vivants ou personnages couchés sur le papier.

 

Parallèlement à ses premiers écrits, il assure différentes missions de gestion de projets culturels dans diverses compagnies (production, communication, diffusion, etc.…).

 

Enfin, il se passionne également pour l’urbain et les notions de mise en scène dans les espaces publics, travail qu’il mène en lien avec les autres membres du collectif en cherchant à repenser jusqu’à un certain point la cité comme un lieu unique où les techniques scénographiques peuvent s’exporter.

John Kino

johnminichino@gmail.com

Chorégraphe, comédien et pédagogue, John s'est longuement formé au jeu d'acteur au Centre Dramatique National de Valence, auprès de Christian Giriat, ainsi qu'à la danse durant plusieurs années en compagnie du chorégraphe Thierry Thieu Niang. Il est par la suite devenu assistant chorégraphe de ce dernier sur sa version du Sacre du Printemps.

Passionné par la direction d'acteur, la pédagogie, il débute ses activités de transmission en 2007. En 2012, une collaboration avec la compagnie du Théâtre des Collines lui permet de mettre en place ses premiers stages et cours de danse intuitive improvisée.

 

En 2014 il co-fonde le Collectif Équinoxe, qui accueillera par la suite une grande partie de ses projets. Ses questionnements concernant la transmission dans l'art, la position du metteur en scène et du chorégraphe, l'amèneront à s'intéresser plus particulièrement aux processus de création, et à la création collective. C'est ainsi qu'il rencontre le metteur en scène Cyril Teste du Collectif MxM et devient son assistant de 2016 à 2018.
 

Il porte un intérêt tout particulier aux principes de focalisations attentionnelles, l'attention à soi, à l'autre, à « l'objet », en écho avec une formation aux techniques de l’hypnose ericksonienne. Observer les agents libérateurs et inhibiteurs de notre attention pour ensuite mieux les appréhender, à travers un médium, qu'il soit artistique ou thérapeutique. A partir de mars 2019 il sera formateur en hypnose ericksonienne au sein de l'EFPNL.
 

L'ensemble de ce parcours l'oriente vers la création de Process in Situ : des performances in situ dans l'espace public ou privé à travers lesquelles musiciens, chanteurs et danseurs se transforment peu à peu en créateurs émancipés.

Par ailleurs, il fait régulièrement des apparitions cinématographiques pour la télévision ou le grand écran.

La dernière en date sera prochainement diffusée sur Arte, le film se nomme Tout contre Elle, réalisé par Gabriel le Bomin.

Victor Lockwood

Victor Lockwood est metteur en scène, scénariste, comédien et chanteur d’origine britannique. Il joue à l’adolescence sa première comédie musicale, Thobiko, création originale de Caroline Sultan, puis rejoint Upstage, compagnie de David Simpson basée à Grenoble reprenant des pièces du répertoire britannique en version originale. Il joue The Ladykillers de Giles Croft, Loot de Joe Orton, Mountain Language de Harold Pinter.

Parti en Angleterre, il interprète le Valet dans No Exit de Sartre et Antonio dans Twelfth Night de Shakespeare.

Il décolle ensuite pour les Etats-Unis, où il travaille aux côtés de la metteuse en scène Terry Berliner, en tant qu’assistant. Ensemble, ils portent de nombreux projets de comédies musicales originales, entre San Francisco et Broadway : The Cable Car Nymphomaniac de Tony Asaro (a.MUSE Gallery, San Francisco), Alone in the U.S. de Bobby Cronin (Marymount Manhattan College, NYC), Salt in a Wound de Melissa Maxwell (Queens Theater, NYC), Subverted de Dominique Fishback (MCC Theater, NYC) et Petrified de Joe Adlen (CAP 21 – ‘The Shop’, NYC).

A son retour en France, il retrouve Upstage pour co-mettre en scène She Stoops to Conquer de Oliver Goldsmith, et met en scène et interprète le rôle de Gus dans The Dumb Waiter de Harold Pinter, présentée au Festival du Jeune Théâtre Européen de Grenoble en 2014.

Cette même année, il co-fonde le Collectif Equinoxe, réunissant interprètes et chercheurs du spectacle vivant pour proposer des projets originaux de théâtre, danse urbaine et comédie musicale.

En septembre 2015, il intègre la Fémis, école de cinéma de Paris, en département Scénario de Séries TV. A sa sortie de l’école, il rejoint l’équipe de scénaristes des Bracelets Rouges, la série à succès de TF1, pour en écrire la saison 2. En parallèle, il signe avec la maison de production Lincoln TV pour lancer le développement de BACKUP, série musicale dont il est le créateur.

Pour cinq semaines de représentations en novembre-décembre 2018, il embarque sur L’Arche, une comédie musicale originale de Suzanne Legrand et Olivier Denizet, qu’il met en scène au Théâtre 13-Jardin à Paris, et dans laquelle il interprète le rôle masculin principal.

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Collaboratrices & Collaborateurs

 

Claire Besuelle

Ancienne élève en études théâtrales à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon, Claire Besuelle s'initie à l'observation du mouvement et à l'analyse du geste au département danse de l'Université du Québec à Montréal. Diplômée suite à sa formation en interprétation à l'Ecole du Jeu, elle obtient en 2015 un contrat doctoral pour mener une recherche sur les modalités de présence d'acteurs et de danseurs dans la création contemporaine, en dialogue avec sa pratique d'interprète (sous la direction de Philippe Guisgand et Jean-Louis Besson).

Conceptrice et coordinatrice du projet de recherche collectif "Le Jeu du Danseur" avec Laetitia Doat (Centre d'Étude des Arts Contemporains de l'Université Lille 3) elle est également artiste-chercheuse associée au Théâtre Variable 2 et comédienne au sein de la compagnie Love Labo et du collectif In Verso.

Anne-Claire Cauhapé

Danseuse de formation, Anne-Claire Cauhapé cultive une pratique élargie  : danse contemporaine (fil d'Ariane), Feldenkrais (outil scrutateur), Taï Chi et autres pratiques énergétiques (oxygène cellulaire). 

 

Docteur en Etudes Anglophones, elle est aussi transfuge disciplinaire. Sa thèse de doctorat sur le geste de création lui a permis de redéployer son expérience source de la danse en une pensée transversale sur la place de l'expérience sensible dans les arts plastiques américains du milieu du XXème siècle. À l'occasion de deux post-doctorats en recherche-création à l'Université du Québec à Montréal, elle poursuit ses recherches théoriques et pratiques dans des projets de création collaboratifs avec des artistes en arts visuels et musique électroacoustique. 

 

Ses activités se complètent aussi de charges d'enseignement dans des départements d'Arts du Spectacle et d'Études Anglophones dans les Universités de Pau, Lille 3, Grenoble Alpes et de l'Université du Québec à Montréal. Elle prête aussi sa plume à des artistes pour écrire pour eux et/ou avec eux.

Alessandro De Cecco

Violoncelliste, improvisateur, artiste sonore, Alessandro De Cecco obtient son diplôme de Conservatoire en Italie et, au cours des années, il se produit avec des nombreuses formations de chambre et orchestrales. Après son déménagement en France, suite à des expériences musicales diverses, entre style classique et contemporain, il se focalise sur la pratique de l’improvisation libre et de la musique expérimentale. Sa recherche personnelle sur la technique instrumentale l’amène à la réalisation de plusieurs performances, pour violoncelle solo ou violoncelle et dispositifs électro-acoustiques. 

 

En collaboration active avec différents collectifs (Lucioles et autres lueurs, Archipel Urbain), il propose concerts, ateliers et rencontres autour de la musique expérimentale et électro-acoustique. Sa forte vocation interdisciplinaire l’amène aussi à explorer le lien entre mouvement et son, en travaillant souvent à l’intersection entre improvisation musicale et danse contemporaine.

 

Scientifique de formation et thésard en nano-électronique auprès de l’Université Grenoble-Alpes, il se nourrit amplement de la rencontre entre musique et nouvelles technologies. Il approfondit également les techniques du son, la musique assistée par ordinateur et la synthèse sonore par modèles physiques. L’interaction entre matière sonore, geste instrumental et espace acousmatique est au centre de sa recherche expressive.

ANAMi

Lucie et Emily, amies et musiciennes, se sont jointes pour faire vibrer ANAMi, une impulsion créative féminine.
Elles vous invitent à explorer avec elles leurs fragilités, leurs peurs, leurs convictions. 
Avec leurs outils vocaux et instrumentaux, elles vous proposent une musique sensible, intuitive et sincère.

Voici une vidéo d'une de leurs compositions : Moon's Serenade :
https://www.youtube.com/watch?v=3NficD9xkVE

Cécile Caron

La Métamorphose© est une méthode qui permet d’explorer et de révéler par le vêtement les divers plans -physique, émotionnel, mental- qui nous constituent. Conscient des couleurs, matières et formes de vêtements qui lui correspondent, chacun peut ainsi se (re)connecter à son corps et à soi, et exprimer pleinement qui il est. 


Formée à cette méthode par sa créatrice Flora Douville, Cecile propose d’apporter cet outil dans la création artistique, en particulier la danse, en identifiant avec chaque danseur les couleurs, formes et matières de textiles en cohérence avec le rayonnement de sa peau, l’architecture de son corps et ses mouvements naturels, et en le faisant accéder à ce que cela révèle de ses fonctionnements et sa manière d’entrer en contact avec le monde.

Elle apporte également son aide aux chorégraphes, aux danseurs et aux costumiers pour utiliser et intégrer ces informations dans le processus de création, tant pour jouer avec les profils de chacun dans les interactions, déplacements et mouvements des danseurs, que pour faire fabriquer les vêtements qui soutiennent (ou répriment) leur énergie et révèlent (ou masquent) leur présence sur scène.

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